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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 21:55

Au bureau, le sexisme ordinaire travaille toujours à plein temps, rapporte une étude commandée par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP) à l’institut LH2.

Les attitudes sexistes en entreprise ? Un vieux truc assurément. Et pourtant le sondage de l’institut LH2 pour Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP) a été réalisé au mois de septembre. Pas vraiment au moyen-âge et pas vraiment dans des milieux professionnels particulièrement masculins ni dans des métiers sous qualifiés, puisque la très grande majorité des répondants sont des cadres. On y apprend que 8 femmes sur dix considèrent que leurs congénères « sont régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes ». On pourrait se tranquilliser en se disant que les quolibets qu’elles subissent au boulot (elles sont 81% a en essuyer), les petits noms dont on les affuble, les « cocottes », les « Barbie » et autres « ma puce » n’auraient aucune prise sur elles. Mais au contraire. 92% d’entre elles estiment qu’ils « peuvent modifier le comportement des salariés », qu'ils « déstabilisent le travail de ceux qui les subissent » et « ont un impact sur la confiance en soi ». Et ce n'est pas seulement une projection, puisque 54% estiment avoir rencontré un frein dans leur carrière en raison de leur sexe. Difficile d’être plus clair envers ceux qui considèrent que ces petits noms sont de simples signes d’affection.

Les blagues sur les blondes ont la vie dure

La publication de ces chiffres a choqué Abdel Aïssou. « Ils me replongent 6 ans en arrière ». A l’époque, le directeur général de Randstad France fait le même constat dans son entreprise. Mais il prend les choses en main, en interdisant les blagues sur les blondes et toutes les manifestations de sexisme, surtout, en expliquant et en formant ses managers. «L’exemple doit venir d’en haut ». Qui dit interdiction, dit punition ? « Non, il suffit d’y mettre de la bienveillance, expliquer que l’humour unilatéral employé par les hommes envers les femmes, doit devenir collatéral. » C’en est peut-être fini des « bons mots » sur les blondes dans l’entreprise d’intérim, pas dans les autres boîtes françaises, ou 69% des personnes interrogées affirment en avoir été victime. Une thématique suivie, dans 59% des cas du sempiternel « elle est de mauvaise humeur, elle doit avoir ses règles ».

Les hommes ne voient pas toujours le problème

Reste que pour faire évoluer les rapports hommes – femmes au bureau, la prise de conscience doit être réelle. Et si elle semble claire du côté féminin, leurs homologues masculins semblent avoir un bout de chemin à franchir. Lorsqu’elles sont 80% à pointer un problème, ces messieurs ne sont que 56%. De même, quand 49% des femmes expliquent qu’elles sont déjà été affublées de surnoms sexistes, les hommes ne sont que 38% à en avoir été témoins. Les convaincre eux pour qu’elles soient mieux dans leur entreprise semble donc nécessaire. « C’est aux dirigeants de s’en occuper, d’autant que c’est totalement bénéfique pour l’entreprise en termes de cohésion et de motivation » ajoute Abdel Aïssou. Une opération gagnant-gagnant, en quelque sorte. « Plutôt gagnantes-gagnants ».

Source: Michel Holtz @ http://www.cadremploi.fr

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